21.02.2009

Mr Janin

 

Depuis maintenant 2 ans et l'élection de Sarkozy, le service public et chaque jour mise à mal.

L'éducation est la 1ère victime de la honteuse politique que mène la majorité UMP dans se pays.

Suite aux dernières mobilisations et aux prochaines (le 19 mars) ou profs, parents d'élèves et lycéens se sont retrouvés et se retrouverons dans la rue, Didier Janin à accepter de répondre à mes questions avant des vacances qui sonnerons la préparation de la mobilisation du 19 Mars

 

 

  • M. Janin, qui êtes-vous, quelle est votre profession

  • Je suis professeur de mathématiques au lycée François Bazin de Charleville-Mézières et secrétaire départemental de la FSU ( Fédération Syndicale Unitaire ).

  • Pouvez-vous nous dire quelles sont les revendications des profs ?

  • Depuis la rentrée 2002, des dizaines de milliers de postes ont été supprimés à l'Éducation Nationale aussi bien chez les enseignants que chez les personnels administratifs, les conseillers d'orientation psychologues ou les surveillants. Par exemple, depuis 6 ans, dans l’Académie de Reims, 1423 postes d’enseignants ont été supprimés dans les collèges et les lycées. Tout cela a entraîné une dégradation importante des conditions de travail : Les effectifs des classes, notamment en lycée, ont augmenté de manière sensible. Autre conséquence, de plus en plus d’enseignants ont un service d’enseignement partagé entre plusieurs établissements et n’ont donc pas suffisamment de disponibilité pour s’investir. Les conditions ne sont plus réunies pour que les enseignants puissent répondrent de manière satisfaisante aux difficultés des élèves. Cela peut créer des tensions entre parents, élèves et enseignants.

À cela s’ajoutent les pertes de pouvoir d’achat : plus de 8% depuis 8 ans.

En résumé, nos 3 principales revendications sont : l’emploi, les conditions de travail et les salaires

  • Y a t-il un malaise à l'Éducation Nationale ?

À la dégradation des conditions de travail et aux pertes de pouvoir d’achat dont il a été parlé dans la précédente question, il faut ajouter le mépris des pouvoirs publics qui refusent d’écouter et d’entendre les revendications des personnels de l’Éducation Nationale. Cela créé une ambiance tendue, des difficultés pour les enseignants à pouvoir travailler dans la sérénité et engendre parfois des dégradations dans les relations entre les enseignants, les élèves et les familles.

  • Le ministre semble vouloir discuter sur la prochaine réforme des lycées, posez-vous des conditions à la négociation ?

Aucune discussion ne peut s'engager sans que soient repris les d'éléments qui avaient été actés en décembre : baccalauréat maintenu comme premier grade universitaire, maintien de la voie technologique, abandon du "lycée modulaire", abandon de la limitation uniforme et unilatérale de l'horaire de l'élève, affirmation du maintien de la définition hebdomadaire des services des personnels. En aucun cas la discussion ne peut reprendre sur les bases du projet de réforme que le ministre avait annoncé dans la presse début décembre.

  • Les profs sont ils solidaires du mouvement lycéen ?

Les services publics en général et le service public d'éducation en particulier sont l'affaire de tous : agents et usagers. Lorsque le service public d'éducation est en danger comme c'est le cas actuellement, c'est ensemble, élèves, parents et enseignants, qu'il faut le défendre. Lorsque certaines initiatives pour la défense du service public d'éducation sont prises, nous nous devons de les soutenir.

  • On a pu voir le 17 janvier que profs, lycéens et parents d'élèves se mobilisaient ensemble, est-ce- important ? Cela se reproduira-t-il ? Comment œuvrez-vous pour que cela arrive ?

S’il n'y a pas un changement de cap du gouvernement concernant la politique éducative, nous ferons tout pour que d’autres mobilisations réunissant enseignants, parents, élèves, étudiants et mouvement pédagogiques aient lieu.

En effet, les enseignants sont très attachés à l'ambitieuse mission humaniste et républicaine de faire réussir tous les élèves. La suppression massive de postes d'enseignants entraînent une dégradation des conditions de travail des élèves et des personnels mais aussi une réduction de l'offre de formation. Certains élèves ne peuvent pas toujours accéder à la voie qu'ils ont choisie faute de place. Tout cela risque de conduire à la mise en place d'une école à plusieurs vitesses. Pour toutes ces raisons les revendications des enseignants rejoignent en général celles des élèves et de leur famille et il est important que ces trois acteurs oeuvrent ensemble pour imposer la sauvegarde du service public d’éducation.

Au niveau national, un collectif regroupant les organisations syndicales, lycéennes, étudiantes, les fédérations de parents d'élèves et les mouvements pédagogiques a été créé après la puissante manifestation nationale du dimanche 20 octobre. C'est ce collectif qui était à l'initiative de la journée d'action du 17 janvier 2009.

  • Un bras de fer s'est-il engagé entre le ministre et les acteurs de l'école ?

La politique conduite par le Président de la République, le gouvernement et la majorité UMP remet en cause l’existence même du service public d’éducation. C’est inacceptable.

  • Pouvez-vous nous dire quelles sont les conséquences des suppressions de postes ?

Les suppressions de postes engendrent une augmentation des effectifs dans les classes, des suppressions de filières de formation dans les lycées et les lycées professionnels.

Par ailleurs, faute de place, certains lycéens pourraient ne pas pouvoir redoubler la terminale en cas d'échec au baccalauréat.

Comme si cela ne suffisait pas, il a été décidé de supprimer des postes dans les RASED (Les Réseaux d'Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté). Les élèves en grande difficulté scolaire seront moins bien pris en charge.

N’oublions pas non plus que la réforme des lycées avait pour objectif de diminuer l'horaire des élèves afin de supprimer encore plus de postes.

Remarquons d’autre part que l'argument du Président de la République, du Gouvernement et de la majorité UMP était la baisse du nombre d'élèves pour justifier les suppressions de postes. Cet argument ne tient plus aujourd’hui. Par exemple, il y aura 28 élèves de plus à la rentrée 2009 dans les collèges ardennais et 16 postes seront supprimés.

 

Merci Didier

 

 

n1353517877_30239922_6878[1].jpg

 

Tous ensemble pour sauver l'éducation après les vacances, rendez-vous le 19 Mars à 10 H place Ducale

Commentaires

première chose, un prof qui incite les élèves à se mobiliser et à aller manifester ? non mais je rêve où sommes nous ? pourrais tu cher florian nous communiquer les résultats en maths des élèves de ce prof au bac par exemple l'année dernière ... Honteux!
deuxième chose je n'inventerai aucun chiffre sans certitude mais il ne semble pas que les effectifs augmentent de 46 élèves l'année prochaine.
Troisième chose donner moi UN SEUL élève qui n'a pas pu redoubler dans son établissement pour cause de place? Un SEUL !! ( vous n'en trouverez pas ne perdez pas votre temps)
je suis scandalisé qu'un mec qui parle comme ça soit prof, il éduque et donne des valeurs aux enfants , beh bravo , on comprend mieux certaines choses , heureusement que tous les profs ne sont pas comme ça ! Et que les bons savent inculquer travail, réussite, et bonne préparation pour les années futures! (préférez Sévigné aux autres lycée de Charleville... pour de multiples raisons!)

Ecrit par : kentin 08 | 21.02.2009

A Sévigné, ce que j'en sais par expérience, il y avait jadis pas mal de' vieilles rombières', un Lycée de jeunes filles disait-on. Elèves ,petites bourges , très petites puisqu'ardennaises, assez moches. Celà aurait-il changé?

Ecrit par : bourquin | 21.02.2009

et pourquoi ne sauvez vous pas l'éducation pendant les vacances ...??? il n'y a pas de pause normalement dans un mouvement comme cela quand on veut combattre une réforme...

aaahhh oui, suis je bête, certains ne viendront pas, car aucun cours à secher !!!!

Ecrit par : guillaume | 22.02.2009

oui bourquin ça a changé, beaucoup changé mais bon parler avec un gars méprisant... petites bourges? filles assez moches ? on a le droit vraiment au grand n'importe quoi j'aimerais toutefois plutôt savoir si c'est un com de florian (non il n'y a pas de fautes ) mais plutôt de Tom ....

Ecrit par : kentinO8 | 22.02.2009

je connais un bon medecin pour la parano =)
Des filles moche à poufland surment pas, petite bourge je confirme

Ecrit par : Florian Glay | 22.02.2009

Oulala ! Bourquin ne va pas apprécier la comparaison.

Ecrit par : Tom- | 23.02.2009

super florian alors je vais dire aux filles de Sévigné qu'au MJS de charleville, on pense que toutes les filles de Sévigné sont des petites bourges pour celles que je connais qui ont à peine de quoi s'acheter toutes leurs affaires de cours! merci mais ne vous inquiétez pas elles seront mises au courant !

Ecrit par : kentinO8 | 23.02.2009

Je comprends votre mécontentement, il ne faut pas se laisser faire et continuer à manifester mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi pendant les vacances il ne se passe rien et là je rejoins ce que dit Guillaume aucun cours à sécher donc pas de manifs. C'est dommage !!! Je trouve que le gouvernement fait de plus en plus d'erreurs. En espérant que ça va changer...

Ecrit par : Le Carolo | 02.03.2009

Pas mal vu cette idée d'interview

Ecrit par : ledoux jean-yves | 17.03.2009

Ecrire un commentaire