29.11.2009

Plan d'action fédéral

 

Ensemble partons à la Reconquête
du MJS Ardennes!

Voici cher camarade le plan d'action fédéral que je propose pour le MJS Ardennes

 

Liste présenté par :
Florian GLAY

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Avec :
Rémi DIDIER; Martin FOURDRIGNIER; Laurine DECOBERT; Aksel ZIGHEM


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=>Une liste pour agir
Cette liste, nous l'avons voulu ouverte, faite dans la concertation et en fonction des
désirs de chacun.
Elle représente plusieurs catégories de la jeunesse : lycées, jeunes travailleurs,
étudiants. Elle est à l'image de la jeunesse ardennaise.

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1- Militons !!
Le militantisme est l'action privilégiée de notre mouvement. Malheureusement, depuis
bien longtemps, les Ardennais ne voient plus les jeunes socialistes devant les lycées,
les agences pour l'emploi, les CFA, devant la Poste (pour laquelle aucune action n'a été
mené) ou simplement dans les quartiers.


1° - Militer pour résister; militer pour proposer !
mjs 027.JPGNous proposons de mettre en place un tractage par mois devant les lycées ardennais.
Les tracts seront écrits soit par la fédération soit par les groupes suivant l'actualité.
Il en sera de même pour l'IUFM, les CFA et lycées pro.
Nous proposons d'envoyer régulièrement du matériel militant bien sûr aux différents
groupes mais aussi aux sections où le MJS n'est pas présent. C'est de cette manière
que nous serons visibles.
Nous ferons deux grandes campagnes d'adhésion : une après l'élection régionale et
une un an avant l'élection présidentielle.
Nos tractages doivent prendre la forme de campagne sur une thématique. Ainsi, nous
proposons de ne plus seulement réagir, mais proposer.
Nous centraliserons tous les tracts et affiches sur une plateforme disponible aux
groupes.


2° - Militer, c'est agir sur le net !
internet[1].jpgIl ne faudrait surtout pas sousestimer l'action militante que nous pouvons avoir sur
internet.
Depuis un an, internet est véritablement laissé à l'abandon ! Notre blog n'est pas un
relai pour les jeunes de gauche. Il ne l'est même pas pour ses propres militants.
Nous proposons sur la toile un véritable plan internet.
Ainsi, un de nos camarade (Martin qui s'y connait) prendra en charge l'intégralité de
l'animation de ce plan.
Un plan qui se dotera d'un site internet avec la possibilité de réagir, d'un facebook
qui sera force d'informations, d'un univers netvibes pour notre communauté de blogs
et de sites et d'un intranet pour les adhérents de la fédération.
Bien sûr, le mail continuera à être mis en service pour les adhérents. Nous nous
devons répondre à leurs sollicitations.
Internet servira de moyen de formation pour nos militants, notamment nos nouveaux
adhérents.


3° - Militer c'est innover !

Nous nous devons d'inventer de nouveaux moyens militants pour communiquer. Ainsi je
proposerai aux secrétaires de sections qui ont un journal (comme à Charleville-
Mézières) de nous laisser un espace pour communiquer avec les militants du Parti
Socialiste.
Je propose la création d'un journal d'information publié à grande échelle où chaque
sensibilité aura une tribune. Il sera un moyen fort pour communiquer avec nos
adhérents, nos sympathisants ou simplement la population. Il pourrait être publié tous
les 3 mois, être fait avec la fédération du PS. Il pourrait traiter de l'actualité
nationale, locale et du MJS.
Pour que chacun puisse militer comme bon lui semble, suivant ses disponibilités et ses
envies, nous proposons la mise en place d'un calendrier prévisionnel des actions et
réunions. Il sera décidé et voté en AG puis envoyé aux adhérents.
Nous proposons également la mise en place d'une « alerte info sms ». Elle pourrait
être mise en place pour les réunions et actions des militants mais aussi pour délivrer
un message politique citoyen. L'occasion de rappeler un vote, de faire passer un
message pendant une campagne, de donner nos lieux d'action etc....
Enfin de nouvelles actions comme « 24h pour convaincre », des banquets républicains,
pique-niques militants seront mis en place.
Nous proposons de remettre en place les cafés débats qui sont à chaque fois de
grands moments de débat et d'expression. Chacun d'entre eux a été une réussite.
Afin de ne laisser personne hors de nos débats, nous aurons le souci de partir à la
rencontre des jeunes dans les quartiers en organisant des « quartiers débats ».
Pour que le MJS soit visible et fasse parler de lui, nous proposons la mise en place
d'actions coup de point. Pas seulement pour dénoncer la politique de la droite, mais
aussi pour proposer de nouvelles idées autrement qu'à travers un simple tract.
Enfin, nous proposons de mettre en place en partenariat avec la (les) section(s) ou la
fédération du PS une fête de la rose ouverte au public. Elle pourrait être mise en
place mi juin dans un esprit de fête et de rassemblement des socialistes.


4° - Militer, c'est débattre entre nous !
mjs2 066.JPGNous pensons que plus nous débattrons plus nous serons capables de défendre un
projet devant les Français. Nous proposons que chaque militant puisse proposer une
action militante en AG et que la proposition soit débattue et votée. Nous voulons aussi
que les nouveaux adhérents puissent savoir que plusieurs sensibilités existent dans la
fédération. Nous proposons l'expression des sensibilités devant les nouveaux
adhérents.
Parce que le projet de la gauche pour 2012 doit être une priorité, nous proposons la
mise en place d'une université d'été Champagne-Ardenne mise en place par le CCR qui
travaillera sur des propositions.
Nous proposons aussi la mise en place d'une université de rentrée avec la fédération
des Ardennes.


2- Une organisation ouverte.


1° - Avec la fédération du Parti Socialiste
6a00d8341c26e253ef00e54ff70bd58833-150wi.jpgAnnie FLORES a toujours démontré qu'elle été proche du MJS, et a toujours répondu
présente à nos sollicitations. Remercions la pour ce travail.
La relation entre la fédération MJS et PS sera confortée et plus simple : Florian
GLAY est membre du conseil fédéral. Nous proposerons à Annie de mettre un de nos
camarade au secrétariat fédéral (l'animateur fédéral). Par ce biais, nous souhaitons
mettre en place une université de rentrée, la prise en charge par la fédé des
photocopies et pourquoi pas d'un budget, ainsi que la salle quand cela est nécessaire.
Nous souhaitons pouvoir développer un partenariat sur le journal par exemple ou sur
une campagne fédérale (autour du Conseil général et ses augmentations d'impôts).


2° - Avec les sections
Les Ardennes sont un département rural. Un des moyens pour recruter des jeunes est
de passer par les sections.
Pour les sections les jeunes sont un vrai plus : force de proposition, force militante et
renouvellement de génération.
Nous leur proposons de rencontrer tout les secrétaires tous les 6 mois et de mettre
en place avec elles un plan de recrutement des jeunes sur 2 ans qui se donnera des
objectifs précis.
Ce plan comprendra au moins une action militante fédérale tous les 2-3 mois, l'envoi
régulier de matériel militant, la création de groupes, des réunions thématiques et la
venue de l'animateur fédéral en réunion de section. Il sera important d'envoyer du
matériel aux sections qui n'ont pas de jeunes.
Et nous le disons, nous serons là à chaque fois qu'il auront besoin de nous. Je pense à
Givet et sa foire au oignions, par exemple.


3° - Avec la section de Charleville-Mézières

Nous tenons tous particulièrement à remercier Philippe DECOBERT pour son
implication dans le développement de la fédération. Il met à disposition les locaux, le
matériel informatique et la photocopieuse.
Nous souhaitons continuer ce partenariat. Nous proposons, si il en est d'accord, de
continuer nos réunions à la section.
Les relations sont là aussi pratiques puisque Florian GLAY est membre de la
commission administrative.
Mais notre grand projet est d'aménager un bureau pour la fédération MJS. En effet
l'arrière salle de la section est aujourd'hui sousutilisé. Nous proposons d'en faire le
bureau du Mouvement des Jeunes Socialistes des Ardennes.


4° - Avec les partis de Gauche
610x[1].jpgCar nous avons toujours préféré les actes à la parole, nous voulons sortir l'union de la
gauche de nos discours pour le mettre dans nos actes. Nous proposons à la gauche
ardennaise de se mettre autour de notre table et ce dès la fin des élections
régionales pour des assises de la gauche.
Nous proposons également de tisser un lien avec les jeunes du NPA08, car notre
intérêt n'est pas de les stigmatiser mais bien de construire une alternative à la droite
Renforcer nos liens, actions communes, assises, réunions publics : l'union de la Gauche
nous la porterons car la gauche n'a gagnée que rassemblée : du Front populaire à la
gauche plurielle de JOSPIN en passant par le programme commun de François
MITTERRAND.


5° - Avec la jeune gauche

Nous proposons d'inviter autour de la table (lors de nos AG, cafés débats ou autres)
les représentants de la jeune gauche locale ou nationale. Cela passe par les
organisations de jeunesse politiques, d'éducation populaire, des syndicats (UNL,
UNEF...).
Là encore, l'organisation du rassemblement de la gauche, nous la faisons sortir du
discours pour la mettre dans nos actes !


6° - Avec le Monde

Nous mettrons en place un jumelage avec une organisation de jeunesse socialiste
européenne ou internationale suivant la possibilité afin d'échanger avec des
camarades de diverses régions.


3 – Fonctionnement
Nous proposons un fonctionnement démocratique où chacun est invité à abuser de son
droit de parole.
Car nous pensons que une seule personne ne peut être en première ligne. Nous
proposons l'organisation suivante :
1 Animateur fédéral : Florian GLAY
1 secrétaire : Remi DIDIER
1 trésorier : Aksel ZIGHEM
1 responsable du plan internet : Martin FOURDRIGNIER
Une assemblée générale sera organisée tous les mois.
Toutes les propositions auront une réponse concrète avec explication.
Notre projet est ambitieux car nous ne sommes pas là pour des postes mais
pour le fonctionnement de notre organisation. Pour gagner en 2012, il faut s'en donner
les moyens. C'est ce que nous vous proposons à travers ce plan.

 

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26.11.2009

Une nouvelle force politique est née.

11441_187433224322_808809322_2764905_3792545_n[1].jpg La motion 2 « le temps des conquête » à montrée ce weekend à Grenoble son unité et sa détermination à défendre des idées et une certaine manière de faire de la politique. Les 28% du candidat Guillaume FRASCA à la présidence du MJS est la 1ère étape de notre victorieux parcourt.


Cette motion n'avait p as vocation à être une étape ou fabriquer uniquement pour ce congrès, et c'est avec joie que je vous annonce que « le temps des conquête » reste unis et continuera à travailler pour la famille socialiste et la GAUCHE.

La 1ère étape sera de faire triompher la gauche aux élections régionales.

Le Temps des Conquêtes, c'est aussi une aventure humaine, et je remercie tous les militants avec lesquels j'ai partagé cette démarche, et tous les militants du MJS qui nous ont accueilli dans leurs fédérations, pour partager et débattre.

Dès aujourd'hui, nous continuons le travail. Tous les jeunes socialistes qui le souhaitent sont invités à nous rejoindre pour préparer les futures victoires de la Gauche

25.11.2009

Animateur fédéral du MJS Ardennes qui est responsable ?

J'ai annoncé avant le congrès de Grenoble ma candidature à l'animation fédérale du MJS Ardennes. Dans une démarche de rassemblement j'ai proposé à Florian LECOULTRE de nous rassembler. En temps que responsable politique sérieux, nous nous devons non pas de combattre nos camarades mais combattre la droite. Notamment quand on connait les dérive de la République SARKOZY.
Il semble que ses ambitions personnelle soient plus fortes que l'ambition de faire gagner la gauche. Alors oui, je le dis, il assumera seul la responsabilité de nos divisions et le non bilan de la majorité dont il faisait partie.

Oui, le déroulement de la dernière AG de vote et notamment le passage de 17 à 45 cartes en quelques heures m'interroge. Je souhaite faire la totale transparence sur notre mouvement et demande à chacun de faire de même !!

23.11.2009

Le temps des conquête : l'aventure continu

13969_163083481697_601096697_2641965_6659911_n.jpgC'est avec plaisir et la satisfaction d'avoir réusi à faire quelque chose que je revien de Grenoble et 9ème congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes.

C'est la tête plein de rencontre que je revient dans mes Ardennes. Je renviendrai plus en détaille ici sur ce congrès cette semaine.


Parce que nous sommes sortis de ce IXè congrès plus forts et plus unis,

parce que Guillaume Frasca a rempli de fierté tous les militants de la motion 2,
parce que nous sommes impatients de militer ensemble sur le terrain,
parce qu'on attendra pas la prochaine réunion nationale pour échanger,
parce que nous avons une certaine idée de ce que doit être le militantisme,
parce que nous avons une certaine idée de ce que doit porter la gauche en France,

parce que nous partageons ces convictions,
parce que nous irons jusqu'au bout,
parce que le mot camarade a un sens,

parce que l'on ne va pas s'arrêter !

22.11.2009

9ème congrès du MJS : guillaume candidat de la motion 2

Camarade, retrouve le discourt de notre camarade Guillaume, candidat à la présidence du MJS pour la motion du temps des conquêtes

 

 

Chers camarades, chers militants,

Je m’adresse à vous en tant que militant d’une organisation à laquelle je tiens, pour laquelle je porte de grandes ambitions, aujourd’hui obérées par un bilan assez grave après 15 d’existence. Quelle est la situation à l’orée de l’année 2010 ?

Le monde de 2010, c’est celui qui ne cesse d’être secoué de crises financières, économiques, sociales, environnementales et démocratiques.Des crises internationales où chacun a pu constater les carences et les limites des Etats, et où, par conséquence, la nécessité de construire une Europe fédérale forte et des instances internationales relégitimées est plus que jamais d’actualité. Vingt ans après la chute du mur de Berlin, le nouvel ordre mondial tant vanté n’est plus de mise. Il nous appartient tous et toutes de porter l’ambition d’un monde plus juste, sachant intégrer les aspirations de tous ces peuples, et notamment ceux des pays en voie de développement.
Le monde de 2010, le monde de Sarkozy, c’est celui des inégalités qui explosent. Nous ne pouvons tolérer que les seules voix qui semblent porter dans l’opinion soient celles du conservatisme et de la réaction. Méfions nous, encore et toujours, des intégrismes et des nationalismes, qui ont toujours prospéré sur le terreau fertile de la désespérance. N’oublions jamais que le combat du MJS a toujours été celui de la démocratie face à la tentation du repli. N’oublions jamais le combat de nos aînés, encore dans nos têtes, face à la menace du front national. N’oublions jamais le 21 avril 2002.

Et dans ce monde de 2010, marqué par les déplorables rancœurs personnelles qui minent l’avenir de la gauche, les leçons de ce 21 avril semblent, encore à l’heure d’aujourd’hui, ne pas avoir été tirées.
Triste désillusion pour tous ces jeunes socialistes, ces jeunes qui ont fait le pari de l’engagement à gauche, et que nous trouvons aujourd’hui trop peu nombreux dans nos rangs forts clairsemés.

Notre situation aujourd’hui est simple :
Une gauche en rade
Une famille socialiste en panne
Un MJS en déliquescence

Ce constat, certes rude, n’en est pas moins lucide. Pour autant, le renoncement n’est pas de mise. Lorsque les temps sont durs, il faut toujours revenir à l’essentiel : les raisons de notre engagement, qui nous ont tous amenés à confier une partie de notre temps et de notre énergie à la lutte contre les inégalités, au cœur de notre doctrine socialiste.

SE RAPPELER des inégalités scolaires qui piègent certains tout en bas de l’échelle sociale.
SE RAPPELER des inégalités au travail qui frappent jusque dans leur chair ceux qui ne disposent que de leurs bras pour vivre.
SE RAPPELER des inégalités d’origine sexuelle qui stigmatisent ceux qui ne souhaitent pas se fondre dans le moule d’une vieille morale puritaine et condamnent les femmes ou les LGBT à un rôle secondaire.
SE RAPPELER des inégalités à l’échelle planétaire, qui acculent certaines populations à la faim et aux pandémies, sans plus aucune lueur d’espoir.

Ces révoltes sont autant de combats que nous, militants socialistes, avons dans nos tripes. Elles nous habitent, nous animent, nous obligent à l’action. Le rappeler, c’est nous ramener à la réalité de la transformation de la société. Si nous voulons être collectivement à la hauteur, il faut avoir l’honnêteté de critiquer nos outils pour porter les ambitions de notre génération militante.

Nous nous fixons trois objectifs pour l’avenir : CONSTRUIRE, CONVAINCRE, COMBATTRE.

I-CONSTRUIRE

Notre engagement se construit par notre action militante au quotidien, auprès de ceux qui désespèrent et à qui nous devons proposer un avenir. Nous sommes militants politiques, nous voulons changer la société. Nous ne saurons pas nous contenter d’incantations, nous sommes dans l’action et dans la proposition.
Le MJS a su, par le passé, et Gilles Bon Maury nous l’a rappelé ce matin, porte de grandes idées auprès de nos aînés et plus encore faire pression pour qu’elles soient concrètement appliquées.
Imaginez la joie et la fierté de ses militants jeunes socialistes lorsque, après avoir fait campagne pour que le PACS soit intégré dans le programme de la Gauche plurielle, ils ont vu nos camarades députés voter pour cette mesure et faire taire la droite réactionnaire.

Je veux, pour notre génération militante, de telles victoires.
Je sais que nous partageons tous cette ambition.
Je sais que nous l’avons dans nos tripes, alors ALLONS-Y !

Mais attention, face à des situations complexes, à une société fragmentée, atomisée, cloisonnée, nos solutions ne peuvent être simples, voire simplistes.

Nous construirons le monde de demain auteur des trois piliers :

-LA DEMOCRATIE :
Qu’il s’agisse de social-démocratie ou de socialisme démocratique, l’ambition est commune : faire participer l’ensemble des citoyens à la décision politique. La démocratie doit se répandre partout où les conflits d’intérêts peuvent poindre. Elle doit reconquérir le terrain perdu face à une droite sarkozyste, avide de pouvoir et liberticide. La VIème République devra replacer le cœur de notre démocratie politique au Parlement. Elle devra interdire le cumul des mandats, et doter nos élus d’un véritable statut afin de favoriser la représentativité de nos concitoyens.
Elle devra mettre fin à la main mise d’un seul, aussi grand soit-il, sur l’ensemble des prérogatives de l’Etat. Assumons l’héritage de la gauche décentralisatrice face à un jacobinisme qui veut retirer le pouvoir et la parole aux citoyens.
Indignons nous de cette politique bling-bling, mélant spectacle et émotion. Allons au bout de notre idéal en instaurant un réel 3ème pouvoir judiciaire, dégagé de toute pression politique.
Rejetons la démagogie. Assumons la démocratie.
Celle-ci devra naître en Europe grâce à un authentique fédéralisme. Le pouvoir doit se situer au Parlement. C’est l’étape primordiale avant l’avènement d’un traité social européen qui pourra de manière effective amener à une harmonisation sociale et juridique ambitieuse par le haut. Elle nous permettra de construire les services publics européens dont nous avons besoin pour faire vivre notre idéal d’égalité sociale et de justice environnementale.
L’eau, l’énergie, les transports collectifs : autant de domaines dont l’Europe doit se saisir.

-L’EGALITE :
Notre second axe concerne notre fondement républicain, l’égalité.
Egalité face à toutes les formes de discrimination. Trop souvent, les jeunes sont stigmatisés dans leur précarité : accès au logement, accès au travail, accès à la santé, accès à la formation…
De même, trop de personnes sont marginalisées à cause de leur origine, de leur religion, de leur orientation sexuelle ou encore de leur handicap. La République doit rendre concrète l’égalité, la solidarité et la laïcité.
Cette égalité passe par un effort toujours renouvelé en faveur des services publics, au premier rang desquels l’Ecole. L’éducation est la pierre angulaire d’un politique progressiste : elle doit permettre à chacun de s’émanciper au-delà de son déterminisme familial et social.
L’Ecole et l’Université doivent être présentes et accessibles partout et pour tous. Elles doivent aller vers la reconnaissance pleine et entière des filières techniques et des savoirs non académiques. Elles doivent nous ouvrir sur le monde.

-LA SOCIAL-ECOLOGIE :
Troisièmement, nous plaidons pour une intégration totale des questions environnementales de nos réflexions et nos propositions.
Il ne s’agit pas de repeindre en vert notre rose, mais d’irriguer les politiques publiques vers l’impératif de transformation écologique de notre modèle.
Si nous, socialistes, ne le faisons pas, qui le fera ?
Qui viendra défendre les plus démunis, les victimes de la crise énergétique, alimentaire et climatique ?
Qui saura imposer aux pays les plus riches les sacrifices nécessaires pour une plus juste répartition ?
Nous devrons savoir manier la norme, la fiscalité écologique socialement juste, le bras armé de la puissance publique pour réorienter à court terme nos économies.
Ceci nécessite un effort de pédagogie, dans nos rangs et au-delà, pour porter l’absolue urgence d’un changement de nos modèles de développement.

II-CONVAINCRE

Convaincre ensuite, c’est-à-dire recréer un lien fort et durable entre notre mouvement, incarné de ses militants et ses idées et la société ancrée dans une réalité aujourd’hui impitoyable. Cela nous condamne à l’exemplarité, à l’heure où les multiples affaires, du fiasco du Congrès de Reims aux bisbilles perpétuelles à Gauche, des affaires Frédéric Mitterrand et Jean Sarkozy, poussent de plus en plus de nos concitoyens vers une condamnation unanime et sans appel de la pratique politique. Soyons exemplaires, camarades, et portons dans nos actes la démocratie que Jaurès nous appelait à répandre dans toutes les strates de la société.
Nous en appelons à :
Un MJS qui se réconcilie avec ses interlocuteurs des jeunesses de France
Un MJS qui représente la diversité des opinions socialistes et la diversité des jeunes engagés, des campagnes aux banlieues, des étudiants aux apprentis et aux jeunes travailleurs.
Un MJS qui, dans ses actes et ses pratiques quotidiennes, parvient à écouter et faire participer ceux pour qui aujourd’hui la politique n’apporte rien et qui pourtant en attendent le plus.
Un MJS qui soit fier de lui-même.

Ouvrons nos portes en facilitant l’adhésion et en renforçant l’accueil de nos nouveaux camarades. Renforçons la formation dans le cadre de débats contradictoires où notre éducation politique naitra de l’éclosion de l’esprit critique, héritage des lumières qui doivent continuer à nous guider.
Décloisonnons notre organisation en facilitant les échanges entre militants par l’ouverture de forums sur Internet, en facilitant les échanges entre fédération pour mener des campagnes innovantes et proches du terrain.
Mais nous ne parviendrons pas à faire du MJS un mouvement de jeunesse enthousiaste, impertinent, où chaque jeune qui souhaite s’engager y trouvera une place que si notre mouvement est exemplaire dans ses actes.
Transparence des instances où nos responsables rendent régulièrement des comptes sur la base du PAN et du PAF.
Transparence financière, de manière régulière, en impliquant l’ensemble des sensibilités, pour que leur sincérité ne puisse jamais être mise en question, pas même par un camarade dans une fédération.
Transparence des débats, où chacun est impliqué à la hauteur de ses envies et de ses possibilités. La diffusion d’un journal national et d’une lettre de diffusion par internet permettra d’impliquer chaque camarade, en confiance, dans la vie de notre Mouvement.

III-COMBATTRE, enfin

Forts de nos valeurs réaffirmées,
Forts de nos propositions renforcées,
Forts de nos militants remobilisés,
Nous pourrons partir en responsabilité et en confiance vers les combats qui se dressent devant nous :
Les régionales, dans quelques mois où plutôt quelques semaines camarades.
Les cantonales ensuite.
La présidentielle et les législatives enfin, à l’horizon de 2012.

Pour ces combats, notre famille s’est engagée dans une voie nouvelle et passionnante : l’organisation de primaires ouvertes à l’ensemble des citoyens, à l’ensemble des forces de gauche qui souhaiteront rejoindre cette aventure. Pour que celle-ci soit un succès, il nous faut franchir deux épreuves : rassembler la gauche et préparer nos appareils politiques.
Le rassemblement de la jeune gauche doit se faire maintenant, organisé par les fédérations lors d’Assises de la Jeune Gauche. Se réuniront les militants politiques, syndicaux, associatifs, qui ont à cœur de bousculer l’ordre établi et de prendre part au mouvement impulsé par ces primaires.
Ces débats militants permettront, j’en suis convaincu, de faire éclore des convergences importantes et de créer une dynamique locale partout sur le territoire qui nous portera.
Si, ou plutôt, lorsque cette première étape sera franchie, le MJS devra se montrer prêt à accueillir les dizaines de milliers de jeunes qui voudront participer à ses primaires.

Nous devrons sortir de notre novlangue, rompre avec nos codes, arrêter de ne parler qu’à nous-mêmes. Chaque jeune, sympathisant ou militant, qui souhaitera prendre part à ce mouvement devra être accueilli avec enthousiasme et il sera de la responsabilité du MJS de lui faire une place, à la hauteur de ses envies et de ses attentes, pour que nous puissions enfin devenir ce mouvement de jeunesse de masse dont nous rêvons tous. Nous devrons trouver notre place avec les autres organisations de jeunesse de gauche, les associations, les collectifs, pour être prêt à ce combat essentiel.

Ces valeurs, ces projets, ce sont ceux portées par une motion dans ce Congrès, la motion 2. Nous avons incarné une dynamique, cherché à remettre nous, militants, au cœur de notre motion, les aspirations les plus légitimes de la base de notre organisation.

Parce qu’il nous faut Construire.
Parce qu’il nous faut Convaincre.
Parce qu’il nous faut Combattre,
Je suis candidat à organiser le rassemblement des militants, au-delà d’une sensibilité.
Cette ambition, je la porterai aujourd’hui et demain, avec vous tous, camarades.

 

 

 

18.11.2009

Congrès du MJS : Grenoble 2009

 


 

Mes camarades


rubon331-04b63[1].pngDemain et pour tous le weekend je serai à Grenoble. Non pas en vacances mais au 9ème congrès du Mouvement des Jeunes Socialiste. Délégué de la motion 2 « le temps des conquête » nous irons porter la gauche au sommet.


Je serai disponible tous le weekend tous le weekend par téléphone, j'enverrais régulièrement des alerte info sms, si je n'est pas ton numéro tu peut me le laisser sur mon mail.

Des nouvelles serons aussi données via mon espace Facebook.


En attendant voici le programme :

 

10:00 Ouverture du site
10:30 Ouverture des inscriptions
13:30 Ouverture du Congrès
13:45 Discours d’accueil
Guillaume Renaud (animateur fédéral du MJS 38),
Erwann Binet (1er Secrétaire de la Fédération d’Isère),
Michel Desto (député-maire de Grenoble),
Didier Migaud (président de l’agglomération de Grenoble, député d’Isère),
André Vallini (président du Conseil général d’Isère, député d’Isère),
Antoine Détourné (président du MJS)
15:30 Présentation, débat et vote du bilan d’activité
18:00 Débat d’orientation sur les motions
20:30 Repas


Samedi 21 novembre 2009

8:30 Ouverture des travaux
8:45 Résolutions
12:00 Repas
13:30 Reprise des travaux
13:45 Réformes statutaires
14:45 Discours de candidature
15:00 Intervention d’Arnaud Montebourg (député et président de Conseil Général)
15:30-17:30 Table ronde : quelle modèle de développement pour les jeunes du XXIe siècle
UNEF, UNL, LMDE, CGT Jeunes, JOC, Jeudi Noir, Leo Lagrange
Interventions de François Hollande (député et président de Conseil Général),
Pierre Moscovici (député et président de communauté d’agglomération)
Marie-Noëlle Lienemann (vice-présidente de région),
Olivier Dussopt (député)
19:00 Repas / Adieux
21:30 Soirée


Dimanche 22 novembre 2009

9:00 Ouverture des travaux
9:15 Présentation et vote sur les déclarations
10:00 Intervention de Walter Bassan, résistant
10:15 Intervention de Wali Mohammadi, auteur de Kaboul à Calais
10:30-14:30 Proclamation des résultats
Discours de la première secrétaire du PS
Discours d’investiture du nouveau président

 

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17.11.2009

Candidature au MJS Ardennes : les raisons

Je n'ai surement surpris personne hier en annonçant officiellement ma candidature au poste d'animateur fédéral du MJS. Je voulais se soir revenir sur les raisons.


Depuis 1 ans la majorité dont fait parti Florian LECOULTRE à gérer cette fédé à la « importe comment »

Notre inaction est flagrante, aucunes visibilité, la présence en manifestation plus que limité. Bien sur il y a eu les Européenne et tous le monde été la parce que le camarade qui été dans la liste été de la sensibilité.

Il y a aussi ses soupçons (qui n'en sont plus) de triche.

Non, ma candidature n'a rien de personnelle dans un quelconque intérêt d'une carrière politique. Je souhaite défendre des valeurs qui on toujours été les miennes contrairement à certains.

Notre plan plan d'action fédéral est ambitieux parce que nous défendrons un projet plutôt que une candidature, notre liste est claire car elle n'a pas été la course au places. Nos soutiens sont nombreux car j'ai toujours développé une relation de confiance avec camarades responsables dans le PS



Ensemble partons à la reconquête du Mouvement des Jeunes Socialistes des Ardennes

 

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16.11.2009

Congrès MJS : Florian GLAY candidat

Mes chers camarades,


Le congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes appelle au renouvellement des instances fédérales des Ardennes.

Le collectif fédéral et l'animateur fédéral vont être renouvelés.


Je suis candidat au poste d'animateur fédéral des Ardennes.


Je conduirai la liste avec mon camarade et ami Rémi DIDIER.

Depuis toujours, nous militons pour un MJS libéré de pratiques venues d'un autre temps.

Nous voulons que le MJS Ardennes soit dynamique et au service des jeunes du département.


Candidat légitime soutenu par la motion « le temps des conquêtes » dont je suis l'un des 1er signataires, motion qui réalise 31,25% dans les Ardennes avec des camarades connus depuis nombre d'années et qui ne sont pas apparus comme par magie lors de ce congrès.

Candidat soutenu par bon nombre de socialistes dans la fédération.

Candidat sans zig zag idéologique douteux.

Candidat du rassemblement de la gauche et du MJS. C'est ainsi que je définie ma candidature.


Je veux développer le MJS et pour ça je présenterai avec Remi DIDIER notre plan d'action fédéral dans les prochains jours.

 

 

Ensemble partons à la Reconquête du MJS Ardennes!

 

 

Liste dore et déjà soutenu par Annie FLORES et Philippe DECOBERT

15.11.2009

Le temps des conquêtes à 30% dans les Ardennes

13969_162968336697_601096697_2641306_7939958_n.jpgUn militants socialiste et de plus un jeune militants socialiste ne lâche jamais ! C'est ce qui pourrait résumer mon État d'esprit hier au vote des motions dans les Ardennes.

Bien sur les camarades de la majorités n'ont rien laisser passer, ils m'ont souvent bousculer, mais c'est le jeux du débat politique.

Souvent j'ai cru nous serions en dessous de 20%, j'ai souvent pris peur mais à 17h10 lorsque les résultats sont tombé, c'est la satisfaction de défendre des idées plutôt que des personnes, un texte plutôt qu'une candidature.


Les résultats sont bon, car la fédération été promise à l'écrasante majorité pour TàG. Le temps des conquêtes fait plus que se maintenir, il est à 30% ce qui nous donne plus que satisfaction.


  • Les résultats sont :

  • 45 inscrits

  • 17 votants

  • 16 exprimés


Motion 1 (transformer à gauche ) : 11

Motion 2 (le temps des conquêtes) : 5

Motion 3 : 0


Merci à tous ceux et à toute celle qui nous ont soutenu!

11.11.2009

Pourquoi il y a 34 élèves en 1ère ES au lycée Monge

 

Suite au conseil d'administration du lycée Monge ou je me suis exprimer sur le nombre d'élèves trop élevés notament dans les classe de 1ére ES et de Term STG (34 élèves) voici les raisons du pourquoi

mon analyse

 

A13a[1].pngDepuis 2002, il faut "dégraisser le mammouth". L'Education nationale est le Premier budget de l'Etat. Dans un contexte de déficit budgétaire chronique, l'heure est donc à la baisse des coûts. Mais l'Education étant un pilier de la société et un sujet sensible aux yeux de l'opinion, le "dégraissage" doit se faire en douceur et répondre à une logique de bon sens. L'argumentation, désormais bien huilée, est donc simple et se veut imparable : le nombre d'enseignants doit diminuer car il y a une baisse des effectifs d'élèves. Raisonnement simple et suffisamment marqué sous le sceau du bon sens pour être compris par tous et expliqué dans les médias. Voilà pour la version officielle. Mais dans la réalité, le ministère procède à de multiples manœuvres pour créer artificiellement le surnombre et ainsi justifier la suppression de postes de profs et modifier en profondeur l'Education nationale. Décryptage.



La version officielle : moins d'élèves, moins de profs

Le nombre de postes proposés aux concours d'enseignements n'a cessé de diminuer. Par exemple, en histoire-géographie, 1029 postes étaient à pourvoir au concours (CAPES) 2003. Cinq ans plus tard, pour la session 2008, il n'y a plus que 600 postes au concours. Le ministère justifie cette baisse par la démographie : puisqu'il y a moins d'élèves dans le secondaire, il faut moins de professeurs. Sauf que dans le même temps, le ministère continue d'embaucher des contractuels. Et la semaine dernière, le rectorat de Créteil a lancé un appel à destination des enseignants retraités pour qu'ils reprennent des heures. La version officielle ne tient pas.

Education-Nationale[4].gifSupprimer des postes pour augmenter le nombre d'heures supplémentaires

Tous les ans, en février, la direction de chaque établissement scolaire communique ce qu'on appelle la "DHG", Dotation Horaire Globale. Le nombre d'heures d'enseignement est établi en fonction des effectifs d'élèves mais aussi des logiques budgétaires du ministère. Pour "dégraisser le mammouth", il faut donc baisser la "DHG".
Depuis quelques années, le ministère procède à des manipulations chiffrées pour supprimer des postes dans les établissements. Le procédé est le suivant : en février, le rectorat établit une fourchette basse des besoins de chaque établissement. C'est à cette époque qu'est donc connu le nombre de classes par niveau. En fonction de l'ampleur des suppressions de classe, des postes de professeurs sont supprimés. Ces derniers doivent alors faire leur demande de mutation dans un autre établissement.
Seulement, en juin, lorsque les estimations des effectifs de l'année suivante s'affinent, la DHG de février s'avère insuffisante. Il est trop tard pour annuler la suppression des postes, le processus des mutations étant quasiment terminé. Des heures supplémentaires sont donc créées. Illustration de la politique de Nicolas Sarkozy : "travailler plus, pour gagner plus".

Quand des titulaires font partie du convoi des retraités

Que deviennent les enseignants qui ont vu leur poste supprimé ? Dans le budget 2008, un fonctionnaire sur trois partant à la retraite n'est pas remplacé. L'objectif sur le quinquennat est de passer au non remplacement d'un poste sur deux. La logique est donc simple : les départs en retraite ne sont pas tous compensés par des créations de postes.
Le raisonnement est suffisamment simple pour être audible et compréhensible dans les médias : il y a moins d'élèves, donc on embauche moins d'enseignants et on ne remplace pas tous les professeurs qui partent en retraite.
Mais dans les faits, ce raisonnement est faux. A l'échelle d'un établissement, lorsqu'un enseignant en mathématiques part en retraite et que le rectorat veut en profiter pour diminuer le nombre de profs en ne le remplaçant pas, cela signifie qu'il faut supprimer des heures d'enseignement, donc diminuer le nombre de classes. A effectifs constants, il suffit donc d'augmenter le nombre d'élèves par classe. Mais supprimer un poste de prof en philosophie signifie logiquement supprimer un poste de prof dans toutes les autres matières. Or, il y a rarement un départ en retraite par matière.
C'est le cas par exemple au lycée Gaston Bachelard, à Chelles, dans l'Académie de Créteil (Ile de France) : 13 postes sont supprimés à la rentrée scolaire 2008. Mais sur ces 13 postes, les départs en retraite ne concernent que 5 personnes (en SES, mathématiques, physiques, génie mécanique, gestion). Dans ce cas de figure, des titulaires font donc partie du "convoi des retraités" et doivent être réaffectés dans d'autres établissements.


IMG_4334.JPGObjectif recherché : créer artificiellement le surnombre pour aboutir au "flexiprof"

En ne remplaçant pas des retraités, et en augmentant le nombre d'heures supplémentaires, de nombreux enseignants, qui ont vu leur poste supprimé dans leur établissement, doivent être réaffectés. Dans tous les lycées de Seine-et-Marne (77), pour la deuxième année consécutive, des postes sont supprimés quasiment dans toutes les matières.
Il y a alors une situation de sureffectifs : le rectorat a beaucoup de mal à trouver une affectation à tous ces enseignants. Résultat, il n'est pas rare de voir un enseignant être nommé sur poste fixe dans... trois établissements différents pour combler quelques heures par-ci par-là. C'est le cas pour les matières générales. Mais lorsqu'il s'agit de matière plus pointue, comme en génie mécanique, un enseignant peut se retrouver affecté dans une autre matière.
En définitive, sans le dire, le gouvernement est en train de modifier entièrement la nature du métier d'enseignant : le ministère augmente le nombre d'heures supplémentaires pour que chaque professeur augmente son temps de travail. Mais cette hausse des heures supplémentaires passe obligatoirement par la suppression de postes (pour augmenter la part du gâteau, il faut diminuer le nombre de personnes qui se le partagent). Et les enseignants qui ont vu leur poste supprimé sont alors affectés sur plusieurs établissements, voire sur des postes qui ne correspondent pas à leur formation. C'est l'avènement du flexiprof : il enseigne plus d'heures, plus de matières, pour un coût moins élevé.


Cette stratégie est assez implacable et surtout inodore. Dans les médias, c'est la version officielle qui prédomine : moins d'élèves, moins de profs. Et lorsque les enseignants manifestent et peuvent témoigner, il est difficile d'expliquer en détail le raisonnement exposé précédemment. Résultat, les reportages qui doivent faire 1min30 simplifient le mot d'ordre : il faut "sauver le service public". L'opinion ne sait plus pourquoi les professeurs manifestent. Les motifs sont trop vagues par rapport à l'argumentation matraquée à longueur de temps : "moins d'élèves, moins de profs". Le gouvernement peut alors continuer en toute quiétude la politique de baisse des coûts, sans le dire, puisque l’Education ne peut être qu’une "priorité nationale".

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